jeudi 18 octobre 2012

Citation impromptue no 8


Félix-Olivier Riendeau

J'ai toujours adoré la littérature déjantée, dans laquelle l'auteur met en scène un personnage éclaté et poussé à l'excès. J'ai donc adoré les bouquins de Henry Miller, Charles Bukowski ou encore Bret Easton Ellis. Dans la même veine, j'ai récemment découvert Chuck Palahniuk, sur lequel j'ai d'ailleurs déjà écrit sur ce blogue. Dans Choke, Palahniuk raconte l'histoire d'un dépendant sexuel qui a une mère folle avec laquelle il tente de comprendre son enfance et son identité.  La relation tordue qu'il a eu avec elle le pousse à avoir une conception très particulière - et choquante - des femmes. En voici une idée:

"Je veux dire par là, dans un monde sans Dieu, est-ce que ce ne sont pas les mères le nouveau dieu? La dernière position sacrée inexpugnable. La maternité n'est-elle pas le dernier miracle magique? Mais un miracle qui est inaccessible aux hommes.

Et peut-être bien que les hommes ont beau déclarer qu'ils sont heureux de ne donner naissance à personne, toute cette douleur et tout ce sang, mais c'est uniquement par dépit, comme les raisons verts de la fable, tellement c'est inaccessible. Il est sûr et certain que les hommes sont incapables de faire rien qui approcherait un tant soit peu quelque chose d'aussi incroyable. Torse puissant, pensée abstraite, phallus - tous les avantages dont les hommes paraissent jouir ne sont que des joujoux, rien d'autre. De la roupie de sansonnet. Vous ne pouvez même pas enfoncer un clou avec votre phallus.

Les femmes sont déjà nées tellement en avance sur le plan des capacités. Le jour où les hommes pourront donner naissance, c'est à ce moment là que nous pourrons commencer à parler d'égalité des droits."

Avis aux intéressés, Choke a été portant à l'écran il y a quelques années. Suivez ce lien pour en voir un extrait.



1 commentaire:

  1. Ca donne le goût de le lire. Je ne trouve pas ca si histrionique... Il est temps d'honorer le sexe fort.

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